mardi 22 juillet 2014

DAHO DE NUIT


nuits de fourvière

   Il est des artistes qui passent, laissant parfois une trace, et d'autres qui survivent, malgré le temps qui passe.
Vendredi dernier, Etienne Daho a fait "amphithéâtre" comble à Lyon. Aujourd'hui, il faut que je te raconte.

etienne daho

Quelques semaines en arrière, j'apprends que Daho passe aux Nuits de Fourvière. Depuis toujours, ce mec m'intrigue, ses mots me fascinent, et sa voix me submerge.
Je n'ai pas le temps d'hésiter, et dans mes mains, déjà, je tiens mes places de concert.

etienne daho nuits de fourvière lyon


18 juillet, 22h30, public chauffé à blanc, Etienne prend la scène. 

En lunettes noires sur lumière bleue, Daho s'impose d'un fracas de cymbales. Il hypnotise. Ce mec est follement charismatique.

C'est vrai, je ne connais pas les premières chansons qu'il joue. Mais je suis volontaire, alors je danse en faisant mine de bouger mes lèvres (arrête, je sais très bien que tu fais pareil).

Je reconnais enfin un air, un air nouveau, un air de renaissance, de renouveau, justement. Ca y est, je suis vraiment dedans. La lumière change, du bleu, du rouge, et puis de l'or sur "L'adorer". Les mots résonnent, autrement sûrement qu'il y a vingt ans. 
"Saudade" commence, Daho se déhanche, je deviens fan, je crois que je suis en transe.

Les succès s'enchaînent, un rappel, puis deux, puis trois même, peut-être ...

Une heure hindoue et demi est passée. Electrique, la salle se lève, alors qu'elle ne s'est jamais vraiment assise. Daho est ému, sincère, admirablement humain. Alors on applaudit, encore et encore, jusqu'à s'en brûler les mains.

Ce soir là, d'autres vous le diront, il s'est passé un truc. Un truc que je n'avais encore jamais vécu. Comme une communion, une symbiose, une fusion avec lui.

Si pour la France, Daho s'est relevé, pour Fourvière, il s'est essoufflé. Affolant de beauté.



Crédit photo : DaysOff, Stéphane Guiochon

mercredi 16 juillet 2014

LA NOUVELLE VAGUE PAR R. CAUCHETIER



   Je sais. Tu vas me dire que ces derniers temps, le blog prend une tournure sacrément vintage. Et tu n'aurais peut-être pas tort.
De plus en plus, j'ai l'impression d'avoir été téléportée de force au XXIème siècle, alors que je m'apprétais à mener une belle vie, vêtue de robes trapèze, heureuse et paisible, aux côtés d'Alain Delon, mon très charmant mari ... (c'est cela, oui)

C'est donc dans un élan de nostalgie que je me suis rendue, hier après-midi, à la galerie photo de l'Institut Lumière.
Depuis le 7 mai, et jusqu'au 26 juillet, une série de photos signées Raymond Cauchetier y relate un "mouvement" cinématographique aux contours flous, et à l'atmosphère si particulière : La Nouvelle Vague.


En noir et blanc, Cauchetier parvient à retranscrire l'ambiance d'une époque et l'état d'esprit d'une génération assoiffée de liberté
Mais plus que les aspirations de cette jeunesse, c'est la qualité de la photographie qui m'interpelle aujourd'hui. En effet, le travail de Cauchetier est à l'image de celui des cinéastes qu'il côtoie, ultra réaliste.
Et bien qu'étant d'ordinaire assez rationnelle (tout à fait), j'ai cru, l'espace d'un instant, respirer dans cette galerie blanche l'air du début des années 60.


Galerie photo de l'Institut Lumière
3 rue de l'Arbre sec
69001 Lyon





Crédit photo : Raymond-Cauchetier.com

mardi 8 juillet 2014

INTEMPORELLES



   Depuis toujours, je voue une sorte de culte à ces filles d'avant, ces beautés non-photoshoppées, incendiaires car décomplexées. Depuis toujours également, je m'étonne à jalouser leur style insouciant, leur élégance, aussi naturelle qu'énervante.
Parce que trop souvent, le papier glacé me vend de la sape androgyne sur planche à pain cadavérique, aujourd'hui, j'ai eu envie de rendre hommage à ces filles qu'un rien habille, ces filles d'hier pour qui vivre était, au fond, le seul diktat à suivre. 

Voici donc une sélection de quatre basiques, pour toi qui, comme  moi, restes convaincue qu'on n'emballe pas Steve Mc Queen avec des sneakers et un legging. Des pièces intemporelles, à l'instar de celles qui les ont portées, et toutes en soldes, s'il te plaît.



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(Mince alors, je n'ai pas trouvé de photo sans Alain Delon ...)


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