dimanche 14 décembre 2014

L'HIVER ENFIN



   Il est apparu alors que je révisais. Sans prévenir, le froid est arrivé, glaçant mes mains, et me rappelant, malgré tout (ou malgré rien), que l'hiver reste ma saison préférée
Avec lui, la fin des partiels, dans la ville, les lumières, le thé aux épices, l'odeur de cannelle, et dans mon casque, en boucle depuis avant-hier, la version Robbie Williams au Royal Albert Hall de My Way (la gorge serrée au dernier refrain, toi même tu sais).

C'est vrai, l'hiver me rend terriblement kitsch (enfin, encore plus que d'habitude, tu m'auras comprise). Il faut dire aussi que ma nouvelle cheminée/forêt, décorée par la Mère (la mienne, pas celle qu'on voit danser le long des golfes clairs) ne m'aide pas vraiment à guérir. A ce sujet, j'ignore encore la raison de cette disposition maniaco-symétrique, qui, chaque matin au réveil, me donne l'impression que dans mon salon se tient une cérémonie maçonnique version 30 Millions d'Amis.
Mais là n'est pas la question. Car après tout, Neuneuil l'Ecureuil a le droit, s'il le souhaite, d'enfiler un tablier et de se faire tatouer un compas sur les fesses, ou ailleurs.

Non, aujourd'hui vois-tu, je préfère me préoccuper de choses beaucoup plus sérieuses, intellectuelles, voire carrément cérébrales. Et dans le genre, je peux te dire que chercher un haut à sequins qui ne brillent pas relève du branle-bas-de-combat (en même temps, quelle connerie de vouloir des sequins qui brillent pas ...) (et en même temps, on s'en foutrait pas un peu par hasard ?). 


déco noël cheminée bougies doré forêt

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déco noël cheminée bougies doré forêt


Ainsi s'achève cet énième et futile article "come back". J'espère que ton semestre a filé comme tu le souhaitais. Rassure toi, je ne repars pas tout de suite. Je reviens vite, avec du Noël, du Christmas, et de la paillette en veux-tu en voili. 





dimanche 19 octobre 2014

LE COUP DE TETE



   C'était vendredi. Je sortais de la fac, épuisée par cette semaine consacrée presque exclusivement à la préparation de mon oral avec les 2be3 (pour comprendre ce point, je te laisse le soin de reprendre mes articles précédents).
C'est vrai, j'étais relativement satisfaite. La Gladys Knight qui sommeille en moi avait réussi à coordonner ses Pips, et franchement, je n'en étais pas peu fière.

C'est, je suppose, la raison pour laquelle, malgré mes cernes au moins aussi flippants que le Michael Jackson actuel, j'ai pris la décision d'aller chez le coiffeur, sur un coup de tête des plus inhabituels (oui, même moi, j'étais surprise, c'est dire ...).
Pourtant, cet imprévu est pour moi le signe que j'apprends à prendre le temps, que je relativise.

Alors certes, je m'énerve toujours quand, après avoir passé mon après-midi à démarcher des spa pour un malheureux entretien qualitatif, on continue à me dire que le gérant est en vacances (genre, un gérant, ça prend des vacances ?).
Certes, ces temps-ci, j'ai le sourire crispé. Tellement crispé que je suis obligée d'écouter le nouveau Souchon/Voulzy quarante fois d'affilée pour le décrisper (paye ton décontractant musculaire). 
Mais voilà, depuis avant-hier, j'ai un carré qui pète sa mère. ET des boots DUO qui défient l'échelle du beau. Alors je peux le dire : la vie est belle.






Coupe - 2nd Face

Chemise - Zara

Croix - Lalique

Bracelet - Hermès

Sac - Minelli

Slim - The Kooples





dimanche 5 octobre 2014

1 MOIS, 1 VINYLE #1

   En réfléchissant à une nouvelle catégorie d'articles, pour éviter que ce blog ne tombe dans une très très lassante routine, je suis parvenue à la conclusion qu'il était temps que je te parle de ma Collection.
Oui, Collection avec un grand C, j'y tiens.
En effet, cela fait maintenant plusieurs années que je brave la poussière des brocantes et des disquaires, à la recherche de belles images sur pochettes cartonnées. Car bien plus que le vinyle, que le disque, c'est le visuel, le beau, l'esthétique qui m'intéressent.
Une démarche pour certains étrange, qui, parfois, provoque en moi des réactions tout aussi étranges, comme cette fois où je me suis extasiée devant une pochette ultra graphique, avant de réaliser que je tenais entre mes mains un disque de François Valéry ...

Chaque mois, je te présenterai donc un exemplaire de ma collection, te raconterai son histoire et tenterai une psychanalyse ultra-précise des raisons de cet achat compulsif (enfin, pour ça, on verra).
Commençons donc, si tu veux bien, et même si tu ne veux pas d'ailleurs, avec ma dernière acquisition : le très funky Gin Tonic, de Françoise Hardy.


Trouvé chez Planète Claire, THE disquaire d'Orléans (celui-là même dont je te parlais il y a deux semaines, et qui croyait m'avoir déjà vue), ce vinyle est, comme la plupart de ceux que je possède, une heureuse découverte.
Comme toujours, j'étais venue avec une idée bien précise de ce que je cherchais : un vinyle rare mais magnifique d'Etienne Daho, noir et blanc, photo Harcourt, un chaton dans les bras du garçon. Dépitée de ne pas le trouver, j'ai malgré tout continué à faire défiler les disques, jusqu'à cette pochette en noir et blanc, ce Gin Tonic sur fond jaune électrique, et cette moue si Hardy.


En regardant d'un peu plus près, j'ai vu Françoise, assise dans son frigo, avec ses escarpins et son micro. C'est vrai, j'étais interloquée. Un peu déroutée. Presque déconcertée. Parce que tu reconnaîtras, comme moi, qu'une Madame dans un frigo, c'est assez rare, voire exceptionnel.


Et puis, de l'interlocation (?), je suis vite passée à l'admiration, face à cette mise en scène géniale, que dis-je, extraordinaire, qui à coup sûr me fera passer, aux yeux des profanes à qui je montrerai cette pochette, pour une connaisseuse hors pair, experte en concepts un peu particuliers (ou pas ...).